Efficacité énergétique et transfert de technologies
L’efficacité énergétique consiste à optimiser l’utilisation de l’énergie disponible afin d’obtenir un meilleur rendement énergétique. Elle s’améliore lorsque moins d’énergie est utilisée pour produire le même bien ou service. Les leviers de l’efficacité énergétique résident dans la réduction des déchets, l’optimisation de l’utilisation des infrastructures existantes et le recours aux nouvelles technologies. Le secteur des transports est à lui seul responsable de 45 % des émissions de gaz à effet de serre au Québec et de 24 % de celles au Canada. L’efficacité énergétique constitue donc une pierre angulaire pour contribuer de manière significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le changement climatique. Outre les transports, l’efficacité énergétique concerne également les processus industriels, les technologies de l’information et de la communication, la bioénergie et le chauffage ou le refroidissement des bâtiments.
Dans le contexte mondial de transition énergétique, les industries québécoises sont confrontées à l’urgence d’accroître leur efficacité énergétique. Alors que le Québec disposait jusqu’à présent d’une abondance d’électricité grâce à l’hydroélectricité, la province atteint bientôt les limites de sa capacité de production. Cette situation, ainsi que la sensibilisation croissante à l’environnement et l’adoption de critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) par les entreprises et les clients, signifient que l’efficacité énergétique devient un élément essentiel de la productivité et de la compétitivité des entreprises.
Selon une étude de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, le Québec gaspille 50 % de son énergie, principalement sous forme de pertes de chaleur, dont une part importante est due aux activités industrielles. Cela correspond à environ 1 000 pétajoules qui pourraient être récupérés chaque année. Il existe donc un potentiel de réduction de coûts important pour l’industrie québécoise.
En 2016, le gouvernement du Québec a publié sa Politique énergétique 2030, qui accorde une grande priorité à l’efficacité énergétique. Le Bureau de l’efficacité énergétique et de l’innovation (BEIE) gère différents programmes d’efficacité énergétique et de réduction des gaz à effet de serre au Québec. De plus, le Québec dispose d’un solide réseau de conseillers professionnels, d’établissements d’enseignement de qualité et d’un accès à un vaste bassin de travailleurs qualifiés. Il existe déjà des centres de recherche spécialisés en efficacité énergétique, comme l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ).
Pour l’Allemagne, le gouvernement fédéral s’est fixé comme objectif de réduire la consommation d’électricité de 25 % d’ici 2050. Pour une transition énergétique réussie, il est essentiel d’accroître l’efficacité énergétique et de réduire la demande énergétique absolue. Pour y parvenir, le gouvernement fédéral soutient les entreprises, les communes et les ménages privés dans l’amélioration de leur bilan énergétique, notamment par le biais de divers programmes de financement. Les technologies innovantes sont activement promues dans la pratique opérationnelle. En outre, le gouvernement fédéral encourage les investissements dans l’utilisation de technologies transversales hautement efficaces dans les PME pour remplacer les technologies obsolètes.
Le gouvernement fédéral, les associations et organisations économiques ont conclu un accord visant à établir des réseaux d’efficacité énergétique. Lors de la mise en œuvre, les entreprises impliquées bénéficient avant tout du transfert mutuel de savoir-faire. Cela s’applique par exemple aux technologies particulièrement efficaces, aux nouveaux concepts d’exploitation ou aux options de financement.
Des questions simples se posent : ces réseaux d’efficacité énergétique peuvent-ils aussi être créés au Québec par les PME québécoises ? Ou bien les réseaux déjà établis en Allemagne peuvent-ils être élargis à l’international et inclure également des entreprises québécoises ? Peut-on également rechercher une simple coopération, des partenariats entre entreprises allemandes et québécoises dans le domaine de l’efficacité énergétique ? Dans tous les cas, la collaboration, la coopération, les partenariats et la création de réseaux d’efficacité énergétique sont un objectif que s’est fixé cet institut afin de favoriser le transfert de connaissances, de technologies et de financement entre les PME allemandes et québécoises.
Notre institut à cet égard offre les services suivants aux PME du Québec :
1- faire de la recherche sur de nouveaux matériaux pouvant améliorer le rendement énergétique. Dans ce cas de figure, l’institut procédera en rédigeant le projet de recherche et en exécutant les travaux de recherche de la firme avec les universités, centres de recherches allemands et québécois
2- Organisation de coopération avec des PME allemandes opérant dans le même secteur pour un transfert de technologie partiel ou complet. Ce transfert de technologie peut également prendre la forme d’un achat de machines et d’équipements.